Domain Henri Jayer Richebourg 1978
Le Domaine Henri Jayer Richebourg 1978 est un vin rouge de Bourgogne issu du climat Richebourg, Grand Cru à Vosne-Romanée. Élaboré exclusivement à partir de Pinot Noir, il provient d’un millésime bourguignon marqué par un automne favorable aux vendanges, après une saison estivale plus irrégulière. Les Richebourg sont traditionnellement reconnus pour leur structure, leur texture ample et leur finale épicée, des caractéristiques particulièrement adaptées à la longévité des grands Pinots Noirs de la Côte de Nuits.
Identité du vin
- Couleur
- Rouge
- Pays
- France
- Région
- Bourgogne
- Appellation
- Vosne Romanée
- Producteur / Domaine
- Domaine Henri Jayer
- Parcelle / Cru
- Richebourg
Cépage et assemblage
- Encépagement
- 100% Pinot Noir
Domaine Henri Jayer
Henri Jayer désigne le vigneron de Vosne-Romanée Henri Jayer (1922-2006) et les vins qu’il a produits en Bourgogne. Son exploitation n’existe plus comme domaine producteur indépendant : les vignes ont été progressivement confiées à son neveu Emmanuel Rouget, tandis que le Cros-Parantoux est aujourd’hui exploité par Emmanuel Rouget et, pour une autre partie, par le domaine Méo-Camuzet.
Histoire du domaine
Né à Vosne-Romanée en 1922, Henri Jayer reprend l’exploitation familiale en 1939, à l’âge de 16 ans, lorsque ses frères sont mobilisés. Il poursuit ensuite une formation en œnologie à Dijon. Son exploitation couvre initialement 3,5 hectares répartis entre Vosne-Romanée, Nuits-Saint-Georges et Échézeaux. Après la guerre, il travaille également en métayage des vignes qui ne lui appartiennent pas. En 1950, il conclut avec Maria Noirot-Camuzet un accord de métayage pour le Cros-Parantoux, une parcelle alors en friche à Vosne-Romanée, dont il acquiert par la suite la quasi-totalité. Il commence à mettre une partie de ses vins en bouteille sous son propre nom en 1959. Après avoir d’abord intégré le Cros-Parantoux à son vosne-romanée village, il le vinifie séparément à partir de 1978. Ses pratiques reposent notamment sur le travail des sols, des rendements mesurés, l’éraflage total de la vendange et l’emploi de fûts neufs. Emmanuel Rouget, son neveu, travaille avec lui à partir de 1976 et reprend progressivement l’exploitation ; en 2001, l’ensemble des vignes d’Henri Jayer est sous son contrôle. Henri Jayer meurt à Dijon le 20 septembre 2006. Les deux tiers du Cros-Parantoux appartiennent aujourd’hui aux deux filles d’Henri Jayer et sont exploités par Emmanuel Rouget ; le reste est exploité par le domaine Méo-Camuzet.
Richebourg
Richebourg est à la fois une appellation Grand Cru et un climat physiquement délimité de Vosne-Romanée, composé des lieux-dits Les Richebourgs et Les Véroilles ou Richebourgs. Il occupe le piémont du versant entre 260 et 290 mètres, sur une pente douce orientée vers le levant. Ses sols peu épais, argileux, carbonatés et riches en oxydes de fer reposent sur des marnes bajociennes et des calcaires tendres, sous une couverture de colluvions mêlant éboulis, argiles et limons.
- Commune de la parcelle
- Vosne-Romanée
- Exposition
- vers le levant
- Altitude
- 260–290 m
- Pente
- pente douce à légère
- Sol
- Sols peu évolués, carbonatés, peu épais et fortement argileux, riches en oxydes de fer; colluvions d’éboulis, argiles et limons.
- Sous-sol et géologie
- Marnes calcaires du Bajocien et calcaires tendres et gélifs, sur la série calcaire jurassique de la Côte de Nuits.
Le domaine dans cette parcelle
- Statut d’exploitation de la parcelle
- Métayage auprès de la famille Méo-Camuzet, terminé après le millésime 1987
- Âge indicatif des vignes
- Parcelle de Richebourg replantée dans les années 1950 sous la conduite d’Henri Jayer.
Histoire de la parcelle
Le nom Richebourg est attesté dès 1512. L’abbaye de Cîteaux possédait des vignes sur le lieu, probablement depuis le XVIIe siècle, et contribua à sa notoriété. Reconnu parmi les meilleurs crus dans les classements des XVIIIe et XIXe siècles, Richebourg fut étendu en 1924 aux Véroilles sous Richebourg à la suite d’un accord entre propriétaires entériné par la Cour d’appel de Dijon. L’appellation d’origine contrôlée fut reconnue le 11 septembre 1936 avec les limites définies en 1924.