Château Montrose 1990


Château Montrose 1990 est un vin rouge de Saint-Estèphe, à Bordeaux, élaboré par Château Montrose, 2ème Grand Cru Classé en 1855. Son assemblage réunit 65 % de cabernet sauvignon, 25 % de merlot, 8 % de cabernet franc et 2 % de petit verdot. The Wine Advocate lui attribue 100/100 et le situe à maturité de 2016 à 2050; Jancis Robinson le note 18/20, avec une fenêtre de dégustation de 2000 à 2020. Les critiques décrivent un vin ample et puissant, équilibré, aux fruits noirs, aux épices et à une longue finale fraîche et minérale.
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La bouteille proposée

Format
Bouteille (75cl)
Conditionnement
Caisse Bois d'Origine de 12
État de l'étiquette
Parfait
Niveau
Parfait
État de la capsule
Parfait

Identité du vin

Couleur
Rouge
Pays
France
Région
Bordeaux
Appellation
Saint Estèphe
Producteur / Domaine
Château Montrose
Millésime
1990

Cépage et assemblage

Encépagement
65% Cabernet Sauvignon, 25% Merlot, 8% Cabernet Franc, 2% Petit Verdot
Domaine

Château Montrose

Château Montrose est un domaine de Saint-Estèphe, classé deuxième grand cru dans le classement de 1855. Son vignoble de 95 hectares, d’un seul tenant, domine l’estuaire de la Gironde sur des graves profondes à sous-sol argileux. La propriété appartient à Martin et Olivier Bouygues depuis 2006.

Propriétaire
Martin et Olivier Bouygues
Maître de chais
Vincent Decup
Superficie (ha)
95.00 ha
Production (Nb moyen de bouteille par millésime)
230000

Histoire du domaine

L’origine de Château Montrose remonte aux terres acquises en 1778 par Étienne Dumoulin auprès de Nicolas-Alexandre de Ségur. Son fils, Étienne Théodore Dumoulin, défriche la lande d’Escargeon, plante les premières vignes et fait construire les bâtiments du domaine en 1815. Le nom de Montrose fait référence aux bruyères à fleurs roses qui couvraient alors ces terres. En 1855, le château est classé deuxième grand cru, alors que son vignoble n’a encore qu’une quarantaine d’années. À la mort de Théodore Dumoulin, en 1861, le vignoble atteint 95 hectares. L’industriel alsacien Mathieu Dollfus acquiert la propriété en 1866, réorganise l’exploitation, modernise ses installations et développe un ensemble d’habitations et de services pour les employés du domaine. Il contribue également à la lutte contre le phylloxéra par l’inondation des parcelles grâce à une éolienne pompant l’eau d’un puits. La famille Charmolüe prend la suite en 1896 et conserve Montrose pendant trois générations ; Jean-Louis Charmolüe engage notamment une replantation du vignoble et une modernisation des équipements à partir de 1960. Martin et Olivier Bouygues rachètent le château en 2006, puis conduisent entre 2007 et 2013 une importante rénovation des bâtiments et des outils de vinification. Pierre Graffeuille est directeur général depuis octobre 2022 et Vincent Decup occupe la fonction de directeur technique.

Critiques professionnelles

Notes & cotations

The Wine Advocate 100?/100
Dégusté par
Neal Martin
Publié le
Fenêtre de dégustation
2016-2050

Dégusté lors de la dégustation verticale de Montrose à Londres, le Montrose 1990 est un assemblage de 64 % de cabernet sauvignon, 32 % de merlot et 4 % de cabernet franc (presque identique au Montrose 1989) et a été récolté entre le 14 septembre et le 3 octobre. Il jouit d’une formidable réputation et a, pendant des années, éclipsé le 1989. Cela dit, on sait bien qu’il existe des cas de brettanomyces qui altèrent certaines bouteilles, et celle dégustée à Londres en présentait juste une légère trace. Il méritait tout de même une note de 97/100, même si cela ne faisait que souligner la finesse éthérée du millésime 1989. Puis, littéralement quelques jours plus tard, on m’a servi à l’aveugle un magnum du Montrose 1990 au Cap, qui avait été acheté dès sa sortie et conservé dans des conditions parfaites. Voilà enfin le véritable joyau, épargné par toute infection, un Saint-Estèphe majestueux. Il présente à peu près la même évolution que le 1989 en bouteille, mais, sans surprise, s’est moins « briquisé » au format magnum. Le bouquet est d’une tout autre nature que celui du 1989 et témoigne de ce millésime chaleureux : hickory, clou de girofle, sous-bois et fenouil sauvage, puis des notes de garrigue et de terre cuite, ces deux dernières étant plus prononcées en bouteille qu’en magnum encore jeune. La bouche est corsée et puissante, mais l’équilibre est parfait : une grâce de ballerine alliée à la structure du pont du Forth. C’est un Montrose aux multiples facettes qui offre une longueur exceptionnelle, frais et vibrant, le magnum révélant une minéralité et une tension tangibles à mesure qu’il se déploie dans le crescendo d’une finale — une fanfare pour Saint-Estèphe dans toute sa gloire. S'épanouissant sans cesse dans le verre, cet exemplaire de Montrose 1990 est un véritable privilège à déguster. On peut se demander si les grands formats constituent un « choix plus sûr » pour découvrir ce colosse sans aucune trace de Brettanomyces. Peut-être. Cependant, si vous tombez sur un Montrose 1990 comme celui-ci, vous êtes en présence d’un roi. Dégusté en janvier 2017.

Wine Spectator 94/100
Jancis Robinson 18/20
Dégusté par
Jancis Robinson
Publié le
Fenêtre de dégustation
2000 - 2020

Dégusté à l'aveugle dans un premier temps. Doux et épicé. Nez très cabernet, puis notes sucrées et giboyeuses. Il est très franc en bouche, avec une belle richesse et même des notes de cannelle. Saveurs de fruits noirs violacés. Doux et flatteur, mais je ne pense pas qu'il se bonifiera.

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