Domaine Comtes Lafon Montrachet 2012


Le Domaine des Comtes Lafon Montrachet 2012 est un vin blanc de Bourgogne issu du Grand Cru Montrachet, élaboré à partir de 100 % chardonnay. Cette cuvée provient de la parcelle de Montrachet. The Wine Advocate lui attribue 98/100 et recommande une dégustation entre 2018 et 2040; Jancis Robinson le note 18,5/20, avec une fenêtre de 2022 à 2032. Les critiques décrivent un vin ample et structuré, porté par une trame fraîche et acidulée, une finale longue aux accents salins et une précision croissante à l’aération.
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Prix Spécial 3 360,00 € 2 800,00 € Prix normal 3 480,00 € 2 900,00 €
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La bouteille proposée

Format
Bouteille (75cl)
Conditionnement
Caisse Bois d'Origine de 6
État de l'étiquette
Parfait
Niveau
Parfait
État de la capsule
Parfait

Identité du vin

Couleur
Blanc
Pays
France
Région
Bourgogne
Appellation
Puligny Montrachet
Producteur / Domaine
Domaine des Comtes Lafon
Parcelle / Cru
Montrachet
Millésime
2012

Cépage et assemblage

Encépagement
100% Chardonnay
Domaine

Domaine des Comtes Lafon

Le Domaine des Comtes Lafon est un domaine familial établi à Meursault, au cœur de la Côte de Beaune. Ses vignes sont réparties entre Meursault, Volnay, Monthélie et Chassagne-Montrachet, avec notamment des parcelles en premiers crus de Meursault et en grand cru Montrachet. La conduite du domaine est aujourd’hui assurée par Léa et Pierre Lafon, tandis que Jérôme Delassus est indiqué comme maître de chai.

Propriétaire
GFA du Domaine des Comtes Lafon (famille Lafon)
Maître de chais
Jérôme Delassus

Histoire du domaine

L’histoire du domaine est liée à Jules Lafon, originaire du Tarn-et-Garonne, muté à Dijon en 1887 dans le cadre de son emploi à l’Administration de l’Enregistrement, des Domaines et du Timbre. En 1894, il épouse Marie Boch, issue d’une famille propriétaire et négociante à Meursault, point de départ de son implantation viticole dans le village. Devenu avocat, Jules Lafon reçoit en 1918 le titre de comte pontifical, qui donnera son nom au domaine. Il acquiert progressivement plusieurs premiers crus de Meursault, dont Genevrières, Perrières et Charmes, ainsi qu’une parcelle de Montrachet en 1918. Maire de Meursault, il participe à la relance de la Paulée de Meursault en 1923, puis abandonne son activité d’avocat en 1931 pour se consacrer au domaine. Après sa mort en 1940 et celle de son fils Pierre en 1944, le domaine, alors largement exploité en métayage, manque d’être vendu. René Lafon en reprend la direction en 1956 et l’ensemble de la production est mis en bouteilles au domaine à partir de 1961. Dominique Lafon succède à son père en 1984 et récupère progressivement les parcelles auparavant confiées à des métayers, processus achevé en 1993. Sous sa direction, le domaine adopte la culture biologique puis des pratiques biodynamiques entre 1995 et 1998. Léa Lafon a rejoint le domaine en 2019 et Pierre Lafon en 2020 ; ils en assurent désormais la conduite, avec Jérôme Delassus comme maître de chai.

Parcelle & terroir

Montrachet

Montrachet est un climat physiquement délimité et une appellation Grand Cru partagée entre Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet. Ses vignes occupent une étroite bande allongée, perpendiculaire à la pente, dans une légère concavité de la partie basse du versant exposé à l'est et au sud-est. Le terroir associe des sols rouges, argileux, calcaires et très caillouteux à des substrats jurassiques différenciés par une faille. Son drainage rapide et l'écoulement nocturne de l'air limitent l'humidité et les risques de gelée.

Commune de la parcelle
Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet
Origine du nom de la parcelle
Le nom vient de « Mont Rachet », compris comme « mont chauve » ou « mont pelé », probablement en référence au promontoire à végétation rare dominant le site; « râche » est un terme régional désignant la teigne.
Exposition
Est à sud-est
Altitude
250–270 m
Pente
Partie basse du versant; bande perpendiculaire à la pente
Sol
Sols rouges, argileux, calcaires, très caillouteux et bien structurés; localement sols maigres et très pierreux.
Sous-sol et géologie
Faille séparant deux secteurs; marnes oxfordiennes riches en oxydes de fer sur calcaires calloviens en plaquettes, avec localement calcaires bathoniens très fragmentés.

Le domaine dans cette parcelle

Surface du domaine dans la parcelle (ha)
0.320000 ha
Année d’acquisition de la parcelle
1918
Statut d’exploitation de la parcelle
propriétaire
Âge indicatif des vignes
80 % de la parcelle plantés en 1953 et 20 % en 1972.

Histoire de la parcelle

Le cru est attesté dès le XIIIe siècle sous la forme « Mont Rachaz ». Il prend véritablement son essor au XVIIIe siècle sous l'impulsion de la famille de Clermont-Montoison, seigneurs de Chagny, et Thomas Jefferson le place en 1787 au niveau du Chambertin. Puligny et Chassagne ajoutent le nom Montrachet à leur nom communal en 1878. Un jugement du tribunal de Beaune définit l'appellation d'origine en 1921, puis l'AOC Montrachet est reconnue le 31 juillet 1937.

Critiques professionnelles

Notes & cotations

The Wine Advocate 98/100
Dégusté par
Neal Martin
Publié le
Fenêtre de dégustation
2018 - 2040

Dégusté à l'aveugle lors de la dégustation « Bourgogne 2012 » à Beaune. Le Montrachet Grand Cru 2012 de Dominique Lafon présente un nez beaucoup plus réduit que celui du Marquis de Laguiche : un style plus cireux, moins minéral, avec des notes résineuses qui ne « chantent » pas tout à fait le Montrachet. La bouche est fraîche et vive, avec une légère âcreté à l’attaque et une acidité citrique bien marquée, mais la finale s’avère plus aboutie que ne le laissait présager le nez, avec une note saline en fin de bouche. Il est tout à fait étonnant de constater à quel point ce Montrachet gagne comme par magie de plus en plus de précision dans le verre. C’est un Montrachet d’un style différent de celui de Laguiche, mais tout aussi captivant.

Jancis Robinson 18.5/20
Dégusté par
Alex Hunt MW
Publié le
Fenêtre de dégustation
2022 - 2032

Opulent, ouvert et plus évolué que ce à quoi je m’attendais à ce stade. On dirait presque qu’il a un peu « cuit », ce qui est étrange compte tenu du millésime. Le fruit est aujourd’hui masqué par le bois. En bouche, c’est l’inverse du 2013 : ample au départ, puis se resserrant vers une finale très longue, tendue et davantage marquée par l’acidité. Difficile à cerner pour l’instant : soit il s’agit d’une bouteille un peu « muette », soit le vin traverse une phase de « mutisme ». La structure est très bien équilibrée, et le vin s’est nettement amélioré à mesure qu’il se rapprochait de la température ambiante.

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